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Église St-Joachim de Pointe-Claire
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Église st-joachim de pointe-claire
Église Saint-Joachim de Pointe-Claire
2, rue Sainte-Anne
construction en 1882-1885


Église st-joachim de pointe-claire Colonnes engagées du portail de l’église.


La première église est érigée en pierre en 1713. Une deuxième la remplace dès 1746. En 1848, soit environ cent ans plus tard, on en propose une nouvelle. En effet, la reconstruction du clocher, à deux reprises, témoigne de son mauvais état.

On attend toutefois en 1858 afin de mandater l’architecte Victor Bourgeau (1809-1888) à dresser les plans de cette troisième église. De nombreux délais reportent ensuite le début des travaux en 1868.

Puis, au départ de l’entrepreneur, en 1870, l’architecte Alcibiade Leprohon est associé au projet, qui sera poursuivi jusqu’en 1876 par un nouvel entrepreneur, François-Xavier Archambault. La décoration intérieure est quant à elle réalisée de 1879 à 1881.

Le 17 avril 1881, un incendie se déclare dans l’ancienne église et se propage à la nouvelle, presque terminée, les détruisant toutes deux. La construction d’une réplique est entreprise la même année, avec la même équipe. Le chantier se termine en 1885, mais l’église est cependant ouverte au culte dès 1883.


Vue de la chaire et de l’autel principal. Vue de la chaire et de l’autel principal.


Le projet de 1858 suit, quelques années plus tard, la construction de l’église Saint-Pierre-Apôtre de Montréal qui avait fait découvrir l’architecte Bourgeau. Le projet actuel est réalisé, alors qu’il termine le décor intérieur de la basilique Notre-Dame et que la fin de sa carrière approche.

L’édifice de style néo-gothique s’impose tout particulièrement par la verticalité de ses lignes, qu’il s’agisse de sa tour saillante en façade ou des contreforts qui rythment, de façon toute particulière les longs-pans. On y retrouve une ordonnance parfaitement symétrique.

Toutes les ouvertures : fenêtres, niche et portail; sont de forme ogivale. L’édifice en pierre grise bossagée possède des encadrements et des ornements en pierre de taille bouchardée. La toiture à deux versants est recouverte de tôle à baguettes, tout comme l’est la flèche octogonale. Dans la niche centrale, trône bien sûr Saint-Joachim, une sculpture de 1935, qui en remplace une autre, installée en 1871.

Jésus adolescent, détail des bas-reliefs du chandelier pascal.


L’intérieur, qui a résisté aux assauts du modernisme, est une œuvre représentative de son époque, remarquable par son état de conservation. Le décor sculpté comprend des motifs de redents, quatre-feuilles, perles, trifoliés, pinacles, colonnettes, et pendentifs qui animent les surfaces. Il a été restauré en 1963-1964, puis en 1987.

 
 
   
     
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