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Maison Hyacinthe-dit-Carrière
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maison hyacinthe-jamme-dit-carrièreMaison Hyacinthe-Jamme-dit-Carrière
152, Concord Crescent
construction vers 1780
classée bien culturel le 12 août 1964 sous le nom de Maison municipale, et communément appelée Maison canadienne-française.


Vue latérale de la maison Jamme

Vue latérale de la maison Jamme avant la restauration des années 60.
 
La terre de la Côte Saint-Jean, de trois arpents sur vingt-cinq, sur laquelle sera construite la maison, fut concédée le 10 juillet 1722 à Mathieu Pilon.

Cette terre en « bois debout » est acquise par son frère Thomas en 1727.

Elle est par la suite échangée à Bernard Chambly en 1727, qui l’échange à son tour à son gendre Michel Brunet en 1741. Ce dernier l’échange à Hyacinthe Jamme dit Carrière en 1769.
En 1791, l’inventaire de la succession Jamme fait mention « d’une maison de pierre de trente pieds carrés couverte de bardeaux et possédant un four ». Elle aurait probablement été construite vers 1780. La veuve Élisabeth Homay et son fils Jacques en hériteront.

En 1828, Jacques Jamme fait exécuter des travaux majeurs par le menuisier François Duchesneau : exhaussements à la maçonnerie, nouvelle couverture de bardeau, galerie...

La terre entre en possession de la famille Legault lors d’un échange entre Jamme et Pierre Legault en 1842. Elle sera par la suite léguée de génération en génération jusqu’à sa vente en 1953. La propriété est finalement acquise par la municipalité en 1961.

Vue latérale de la maison Jamme après la restauration des années 60.

Vue latérale de la maison Jamme après la restauration des années 60.

Le bâtiment d’origine témoigne encore de nos jours, avec ses murs de pierre des champs, son toit en tôle à baguettes (remplacé par du cuivre), ses larmiers, sa longue galerie couverte en façade, ses lucarnes à pignon et ses deux cheminées disposées dans l’axe central des murs-pignons ; d’une parfaite réussite d’adaptation du « modèle Picard » aux particularités du milieu.

La restauration par l’architecte Victor Depocas est entreprise en 1968-69. C’est à ce moment que l’annexe actuelle, en retrait, remplace vraisemblablement une cuisine d’été en planches qui se trouvait dans l’alignement de la façade. Les boiseries décoratives de style victorien sont éliminées sauf dans les frontons des lucarnes. À l’intérieur, on a conservé le foyer et un four à pain. D’autres travaux de réfection ont été effectués en 1988.

 
 
   
     
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